Retour sur les plantations des îlots fruitiers

par Edwige
Le froid. Le reste de givre qui brille ici-et-là. La buée des bonjours échangés. C’est l’ambiance que je retiens du début de ces premières plantations d’îlots fruitiers. Et puis, la camionnette des services techniques qui arrivent, le déchargement des plantes et des arbres, leur installation sur les différentes plate-bandes préparées spécialement pour les recevoir. Un branle-bas de bras et d’arbre avec quelques cris : « et lui, je le mets où ? », « c’est quoi, en fait ? De la verveine ? »

Ensemble, nous prenons le temps de lire les étiquettes et de faire le point sur ce que nous allons planter. Certains se sont déjà mis à la tâche et, grâce à une barre à mine et une masse, ils installent les énormes tuteurs sur lesquels les arbres vont venir se reposer.

Vlan ! En trois-quatre coups de masse un poteau est mis. Vient le moment de la taille des racines et des branches, pour favoriser la repousse, puis le premier arbre est mis en terre.

Ça fait quelque chose de voir ce projet se concrétiser avec cette belle énergie qui circule. Entre ceux qui savent et ceux qui apprennent.

À l’îlot Sainte-Melaine, les enfants se sont joyeusement emparés d’une plate-bande sur laquelle ils ont planté un massif « à la méditerranéenne ». Leur coin à eux. Les services techniques les laissent creuser leurs trous, enfouir les mottes… Dans leur manière joyeusement éparpillée, ils organisent cet espace qu’ils pourront retrouver au printemps. Et puis, vient l’heure du Café-citoyens où nous nous sommes questionnés sur l’idée d’autosuffisance alimentaire. À partir d’un livre, fragmenté et lu à plusieurs – la technique de l’arpentage – chacun a pu donner aux autres sont interprétations des différentes actions à mener pour reprendre notre autonomie sur nos assiettes. Ainsi s’est clos la première journée de plantation.

À l’îlot Rosa Parks, le froid était encore plus mordant et c’est la surprise et la joie de voir autant de personnes mobilisées que je retiens. Encore une fois les échanges de savoir et de savoir-faire, les connaissances des uns et des autres et, pour quelques enfants, l’ouverture de la malle pédagogique autour de la biodiversité. Comment les abeilles font leur ruche ? Cela fait le lien avec la première balade naturaliste organisée par Etienne, qui a rejoint récemment notre collectif. Elle a eu un franc succès et chaque espèce a pu être observée avec attention.

Je n’étais pas aux plantations des Glières mais, une chose est sûre : que ce soit sous la yourte ou ailleurs, la collation chaude était la bienvenue !

Hâte de vous retrouver tous au printemps pour pailler, arroser et prendre soin de ces beaux espaces.

20 janvier 2023 | agriculture urbaine, témoignage